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Le jeu du Pokémon-go dans les geoles et salles de torture au Cambodge !... Au nom de sa sainteté le Saint-Fric, on se permet tout, absolument tout !

On n'hésite même pas à massacrer des générations d'enfants et leurs familles, sans haine, sans viser où ça tombe, comme le prouvent les scandales sanitaires successifs qui éclatent en France depuis quelques années. Il y a eu le Médiator. Cela n'a pas servi de leçon. Il y a maintenant la Dépakine ordonnée aux femmes enceintes sans les prévenir du grand risque de malformations physiques et mentales pour leur enfant en formation. Le scandale est énorme. Mais servira-t-il de leçon ? Combien faudra-t-il encore de morts, d'handicapés, de vies gâchées et, pour la Sécurité Sociale, de dépenses énormes qui auraient pu être évitées ? 

Et combien faudra-t-il encore de "lanceurs et lanceuses d'alerte" qui acceptent de sacrifier leur carrière et parfois plus ?

Pour nous, les conteurs, il y a là un récit de vie, des récits de vie d'aujourd'hui remarquables ! Qui relève ce défi ? 

Faisant partie de l'APESAC, l'association qui se bat pour faire reconnaître l'origine du handicap de nos enfants et, pour moi, de nos petits-enfants, il m'est difficile de le faire en ce moment sans risquer de contrecarrer l'action de l'association. En outre, j'ai une soeur qui a pris du Médiator et a eu des soucis cardiaques graves, une nièce touchée par le Dystilbène, une fille par l'Ocytocine injectée systématiquement aux parturientes, mais très rarement de "preuves" au sens juridique, ces preuves étant étonnamment difficiles à obtenir ! Pour se protéger, on a peine, quand on n'y a pas été confronté, à imaginer de quoi d'honrables soignants, sociaux, administratifs, forts de leur savoir et de leur pouvoir, sont capables ! L'affaire Outreau n'est qu'une toute petite pointe de l'iceberg ! Pas tous, évidemment !Ce serait trop simple ! Mais que l'on se rappelle, la fille et nièce de résistants que je suis ne peut l'oublier, qu'il n'y a eu qu'une infime partie de la population qui a résisté à l'époque, qu'il n'y a jamais qu'une infime partie de la population qui résiste, moins de 10%, aujourd'hui comme hier, dans les communes dominées par des maires devenus tout-puissants ou presque, comme dans tout.

Alors je suis très heureuse d'avoir côtoyé Irène Frachon, de connaître Marine Martin, d'avoir adhéré à l'APESAC quand l'association ne comportait encore que 25 familles ! Quand on leur parle de courage, l'une comme l'autre répondent, en substance, que ce n'est pas par "courage" mais juste parce que "c'était insupportable" d'accepter qu'il y ait d'autres victimes. Pas supportable de se rendre complice de ces ... mais quel mot employer pour ne pas encourrir les foudres de la justice ? une justice que ces gens-là savent si bien instrumentaliser !

 

Ces héros et héroïnes ne se considèrent pas comme tels, juste comme des personnes qui ont fait ce qu'il fallait faire, pas pour acquérir la gloire, la considération, mais pour les autres, juste pour les autres. Mon père et mon oncle ont même refusé tout honneur car ils considéraient juste avoir fait ce qu'ils devaient faire !

En voilà de belles épopées à raconter ! Evidemment, cela ne peut plaire aux tenants de la force, de la violence, du pouvoir totalitaire, quel que soit ce totalitarisme, et il y en a partout, même en art ! Mais oui, ce sont de magnifiques épopées ! Des récits de vie face aux valeurs de mort !