Cette autobiographie m'a été donnée par une amie peintre, Anne-Marie Tropet.

Toutes deux nous nous sommes retrouvées dans l'exigence et les doutes douloureux de cette grande musicienne.

Aussi je ne résiste pas à en citer quelques réflexions. 

"... Je n'ai jamais aimé roder une oeuvre avant un premier concert... Cette idée de roder une oeuvre à l'avance, c'est vraiment ridicule... C'est la première fois qu'on joue quelque chose qu'on a vraiment besoin d'être à la hauteur de ce qu'on a imaginé pendant les heures de travail, de préparation et de répétition... Imaginez-vous le premier rendez-vous d'amour auquel vous vous êtes préparée des heures et des jours dans un endroit laid, et vous hagard, échevelé ? Impensable, non ?" (Pockett - P 246)

On ne répète pas le premier baiser d'amour, sous peine de le détruire. 

Sans le public, mon conte existe, mon récit existe. Mais la contée, le partage n'existe pas.