P R I N C E S S E       E L I S A

  Il était une fois une princesse qui se nommait Elisa. Elle était si belle que tous les princes voulaient l’épouser. Mais elle, elle les refusait tous.

 

  Son père lui dit :

-         Ma fille, il est temps de te choisir un mari.

  Sa mère lui dit :

-         Ma fille, il faut te décider à prendre époux.

  Alors elle répondit :

-         Je décide de choisir comme époux, de prendre pour mari celui qui saura si bien se cacher que je ne pourrai trouver où il est.

  Le lendemain matin, un prince partit se cacher. A midi, la princesse monta dans sa chambre. L’après-midi avait à peine commencé qu’elle disait :

-         Il est là.

  Et il y était.

  Il en fut de même pour tous les princes qui tentèrent l’épreuve. Après les princes, vinrent les seigneurs et les riches fils de famille, puis les paysans, ensuite les serviteurs et, enfin, les miséreux, ceux qui n’avaient ni toit, ni lieu où se poser.

  Tous échouèrent, aucun ne réussit.

  Du temps passa.

  Un jour, arriva dans le pays, un jeune homme qui venait de loin. Il vit la princesse. Il en tomba éperdument amoureux. Il décida de tenter l’épreuve, de tenter sa chance.

  Il se présenta au château. La princesse  agacée dit :

-         S’il échoue, s’il ne réussit pas, je voudrais qu’on lui coupe la tête et qu’on la plante sur

pieu devant le château.

-         Princesse, répondit le garçon, si je dois mourir en cas d’échec, accorde-moi plusieurs essais, laisse-moi plusieurs chances.

-         C’est juste, dit le roi. Il peut essayer deux fois.

-         Et même trois, ajouta la reine.

-         Il peut même essayer quatre fois, il ne réussira pas, grogna la princesse.

  Le garçon s’inclina.

-         Quatre fois, princesse, soit.

-         Tu ne réussiras pas, dit la princesse. Ne t’obstine pas, ne t’entête pas. Renonce, ne le fais pas. Ce serait dommage de couper une si jolie tête.

-         Roi, dit le garçon, chez moi, la coutume, l’habitude, est d’offrir de bons repas aux  condamnés. N’en est-il pas de même ici ?

-         Il en est de même ici, répondit le roi.

  Et il ordonna qu’on serve désormais au garçon, les mêmes repas que pour lui et sa famille.

  La reine ajouta qu’on devait en outre, en plus, lui fournir, lui donner, un bon lit dans une chambre confortable et tranquille.

-         Ainsi, dit-elle, il sera plus à l’aise pour réfléchir et trouver une bonne cachette.

-         Il peut réfléchir tant qu’il voudra, grommela la princesse, il ne trouvera pas. Mais il peut renoncer, abandonner, arrêter, avant la quatrième fois et garder ainsi la vie sauve. Ce serait dommage de couper une si jolie tête.

-         A demain, princesse. Je réussirai ou je mourrai.

  Le garçon se retira, sortit de la salle, et se rendit aux cuisines, à la cuisine. Pendant le repas, il se fit indiquer, dire, raconter, toutes les cachettes de tous les candidats précédents, de tous ceux qui avaient déjà essayé. Il réfléchit toute la nuit. Mais il ne trouva pas.

  Au matin, il se leva de bonne heure et sortit du château. Il marchait droit devant lui, réfléchissant toujours. Il arriva à une montagne. Il monta. Il était à mi-pente quand il vit un aigle qui se débattait dans un buisson. Les épines s’étaient prises dans ses plumes et le retenaient prisonnier.

  Le garçon s’approcha, souleva les longues branches aux pointes acérées avec précaution.   

  L’oiseau s’envola. Il se posa sur un rocher et dit :

-         Tu pouvais me tuer, et tu m’as sauvé la vie.

  Le garçon sourit :

-         Pourquoi t’aurais-je tué ? Je suis rassasié, j’ai mangé à ma faim.

-         Puis-je te rendre service à mon tour ? demanda l’aigle.

-         Peut-être. Je cherche comment me cacher de la princesse.

-         Monte sur mon dos, dit l’aigle. Le ciel est vaste. Elle ne t’y trouvera pas.

  Le garçon s’assit sur le dos de l’aigle qui s’envola et monta très haut, toujours plus haut, au plus haut du ciel, par-delà les nuages et tout près du soleil.

  A midi, la princesse monta dans sa chambre. Elle ordonna qu’on la laissât seule. Puis elle se mit devant sa fenêtre et prononça d’une voix forte :

-         Terre, rends-me le !

  Aussitôt elle vit, à travers la fenêtre magique, toute la terre et, dans les profondeurs de la terre, les rivières souterraines, les taupes et les vers de terre, les racines des plantes. Mais elle ne vit pas le garçon.

  Alors elle dit :

-         Mer, rends-me le !

  De la même façon, grâce à la fenêtre magique, toute l’étendue de la mer lui apparut et jusque dans ses abîmes insondables, les profondeurs où on ne peut pas aller. Elle distinguait les poissons, les coraux, les vieux bateaux coulés, les plus petites des crevettes, mais elle ne voyait pas le garçon.

  Elle se redressa et dit :

-         Ciel, rends-me le !

  Et son regard perça jusqu’au fin fond du ciel, à travers les nuages, au-delà du soleil, de la lune et des étoiles. Elle vit le garçon sur le dos de l’aigle. Elle dit encore :

-         Ciel, rends-me le !

  Le ciel fit descendre l’aigle et vint le déposer devant le palais, le château, sous la fenêtre de la princesse.

                   1° illustration

  A peine au sol, le garçon sauta à terre. L’aigle s’envola. La princesse ouvrit la fenêtre :

-         Tu étais joliment bien caché, dit-elle. Mieux que tous les autres. Et pourtant je t’ai trouvé. Abandonne. Renonce. Arrête. Ce serait dommage de trancher, de couper, une si jolie tête.

-         Il me reste encore trois essais, trois chances, répondit le garçon. Je réussirai ou je mourrai. A demain, princesse.

  Et il rentra dans le château pour se reposer et se restaurer, manger.

  Le lendemain matin, deuxième jour, il se leva de nouveau à l’aube très tôt et partit se promener, s’efforçant de trouver une idée. Il longeait le bord de la mer.

  Un poisson gisait, était couché, sur le rivage. La bouche ouverte, il cherchait sa respiration. Mais pour respirer, un poisson a besoin d’eau. Dans l’air, il fait comme nous dans l’eau, il étouffe.

  Le garçon le prit et le rejeta à la mer. Le poisson fila dans l’eau, le temps de reprendre son souffle, puis il fit demi-tour, sortit sa tête de l’eau et dit :

-         Tu pouvais me tuer et tu m’as sauvé. Pourtant, on dit que ma chair est délicieuse.

  Le garçon sourit :

-         Pourquoi t’aurais-je mangé ? Je suis rassasié, j’ai mangé à ma faim.

-         Puis-je te rendre service à mon tour ?

-         Peut-être. Je cherche comment me cacher de la princesse.

-         Saute dans mon ventre, dit le poisson. La mer est profonde. Elle ne t’y trouvera pas.

  Le garçon sauta dans le ventre du poisson qui s’enfonça au plus profond de la mer, là où l’eau est sombre et la vase, la boue du fond, épaisse.

  A midi, la princesse monta dans sa chambre. Une fois seule, elle se mit devant sa fenêtre et ordonna d’une voix forte :

-         Ciel, rends-me le !

  Mais cette fois, le garçon n’y était pas.

  Alors elle dit :

-         Terre, rends-me le !

  Le garçon n’y était pas non plus.

  Elle fronça les sourcils et dit :

-         Mer, rends-me le !

  Et là, elle le vit, à l’intérieur du ventre du poisson blotti dans la vase, la boue, mouillée tout au fond de la mer.

  Elle ordonna encore :

-         Mer, rends-me le !

  La mer se souleva en une grande vague qui fit remonter le poisson et le jeta devant le palais, le château, sous la fenêtre de la princesse.

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  Le garçon sortit de sa cachette et lança le poisson à l’eau tandis que la princesse ouvrait sa fenêtre.

-         Cette fois encore, tu étais joliment bien caché. Mieux que la fois d’avant. Pourtant je t’ai

trouvé. Renonce. Abandonne.  Arrête. Ce serait dommage de faire tomber une si jolie  tête.

-         Il me reste encore deux essais, deux chances, répondit le garçon. Je réussirai ou je

mourrai. A demain princesse.

  Et il rentra dans le château se reposer et se restaurer, manger.

  Le jour suivant, troisième jour, il se leva encore au point du jour, très tôt, et sortit dans la campagne.

  En passant près d’un tas de pierres dressé au coin d’un champ, il entendit des petits cris plaintifs. Il aperçut alors le bout des pattes d’un lapereau, un bébé lapin, qui passait entre deux cailloux et grattaient frénétiquement, comme un fou, le rocher pour échapper à la prison de roche. Le garçon souleva délicatement la pierre qui s’était renversée quand le lapereau, le bébé lapin, était passé et l’avait ainsi emprisonné. L’animal se sauva. Le garçon reprenait sa marche quand la mère lapine le rattrapa :

-         Tu pouvais tuer mon enfant ou l’engraisser dans tes clapiers, tes cages à lapin. Et tu l’as sauvé.

-         Pourquoi l’aurais-je engraissé ? Je suis rassasié, j’ai mangé à ma faim.

-         Puis-je te rendre service à mon tour ?

-         Peut-être. Je cherche comment me cacher de la princesse.

-         Descend avec moi dans mon terrier, ma maison sous la terre. La terre est dure, elle est

sombre. Elle ne t’y trouvera pas.

  Le garçon descendit dans le terrier, la maison sous la terre. Quand il fut tout en bas, la lapine l’installa dans sa litière, son nid, de mousse et de poils au milieu de ses petits et se coucha dessus.

  A midi, la princesse monta dans sa chambre, seule. Elle se mit devant sa fenêtre et ordonna d’une voix forte :

-         Mer, rends-me le !

  Mais le garçon n’y était plus.

  Alors elle dit :

-         Ciel, rends-me le !

  Le garçon n’y était plus non plus.

  Elle plissa le front et dit :

-         Terre, rends-me le !

  La terre lui devint transparente et elle le reconnut, recroquevillé, blotti, dans la litière, le nid, de mousse et de poils, au milieu des lapereaux, des bébés lapins, sous le ventre de la lapine, en bas du terrier, de la maison sous la terre.

  Elle ordonna :

-         Terre, rends-me le !

  La terre se contracta et recracha la litière, le nid, de mousse et de poils avec les lapereaux, les bébés lapins, la lapine et le garçon, devant le château, sous la fenêtre de la princesse.

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  Le garçon se montra. Les lapins s’enfuirent. La princesse ouvrit sa fenêtre.

-         A nouveau, tu étais joliment bien caché. Mieux que les autres fois. Pourtant je t’ai trouvé. Je te trouverai toujours. Je te trouverai aussi demain. Et on te tranchera, on te coupera, la tête. Alors arrête, renonce, abandonne. Ce serait dommage de faire rouler une si jolie tête.

-         Il me reste encore un essai, une chance, répondit le garçon. Je réussirai ou je mourrai. A demain, princesse.

  Et il rentra dans le château, manger et dormir.

  Le matin revenu, quatrième et dernier jour, il se leva, comme d’habitude, à l’aurore, très tôt et se dirigea vers la forêt.

  Une fourmilière se dressait au milieu du sentier. Il la contourna avec soin, prenant garde à ne pas écraser les fourmis affairées, très occupées. Il reprenait sa route quand la reine des fourmis l’appela :

-         Tu pouvais nous tuer, détruire notre nid, comme le font souvent les hommes et tu nous as

épargnées, tu ne nous as pas fait de mal. Merci.

-         Pourquoi vous aurais-je détruites ? Vous ne m’avez rien fait, je ne mange pas les fourmis

et d’ailleurs, je suis rassasié, j’ai mangé à ma faim.

-         Puis-je te rendre service à mon tour ?

-         Peut-être. Je cherche comment me cacher de la princesse. C’est ma dernière chance, mon dernier essai. Si j’échoue, si je n’y arrive pas, ce soir, on me coupera la tête.

-         Où étais-tu caché les autres fois ?

-         D’abord en haut du ciel sur le dos d’un aigle. Elle m’a trouvé.

Ensuite, au fond de la mer dans le ventre d’un poisson. Elle m’a trouvé aussi.

Enfin, au sein de la terre, au milieu des lapins. Et là encore, elle m’a trouvé.

  La reine des fourmis réfléchit :

  -    Elle t’a trouvé dans le ciel, dans la mer et dans la terre parce que le ciel, la mer et la terre

        n’ont pas de secrets pour elle. Il ne faut donc te cacher ni dans le ciel, ni dans la mer, ni

        dans la terre.

-         Mais où ? questionna le garçon . Je ne peux quand même pas aller dans le feu !

-         Elle t’y trouverait aussi. Enfin, ce qui resterait de toi. Il n’y a qu’un endroit où elle ne puisse pas te découvrir, te trouver. Là où elle ne peut pas regarder. Dans son chignon, sur sa nuque.

-         Mais … je suis trop grand, trop gros, trop lourd ! Elle me sentira.

-         Pas si tu es aussi petit, aussi menu, aussi léger que moi.

  La reine des fourmis s’arracha un poil, le tendit au garçon et reprit :

-         Garde ce poil dans ta main. Quand tu diras :

                            « Par la vertu de ce poil de fourmi, que fourmi je devienne »,

      fourmi tu deviendras.

        Fais attention, ne la chatouille pas. Elle est maligne. Elle pourrait comprendre. Et alors,

        serais perdu. Sers-toi plutôt de ses vêtements pour grimper jusqu’à son chignon.

          Quand tu voudras redevenir garçon, serre ce poil de fourmi dans ta patte et dis :

                             « Par la vertu de ce poil de fourmi, que garçon je redevienne »

        et tu redeviendras garçon.

  Le garçon, tout joyeux, allait partir quand la reine des fourmis le rappela :

  -    Une dernière chose : quand vous serez mariés, garde ton secret, ne lui dis pas où tu étais

        caché, et respecte le sien, ne cherche pas à savoir comment elle trouvait les cachettes.

        Ainsi, vous vivrez heureux. N’oublie pas. Car sinon, tu perdrais son estime, son respect,

        elle perdrait la tienne, et votre mariage deviendrait un enfer, très malheureux. Quant à

        nous, elle nous tuerait toutes.

-         Je n’oublierai pas. Merci, reine des fourmis.

  Et le garçon partit en courant. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il était presque midi. Arrivé devant le château, il se dissimula, se cacha dans un massif, au milieu d’arbustes, serra le poil de fourmi dans sa main et dit :

-         Par la vertu de ce poil de fourmi, que fourmi je devienne.

  Et fourmi il devint.

  Vite, vite, il se dirigea vers le château en évitant les pieds des humains et les becs des oiseaux, entra, franchit le hall d’entrée et commença à gravir, monter l’escalier, bien caché dans l’angle du mur.

  Il était déjà devant sa chambre quand la princesse arriva, seule. Elle ouvrit la porte, entra, referma le panneau, la porte. Elle se retournait pour aller vers le milieu de la pièce quand la petite fourmi qui, elle, était passé sous la porte, sauta dans les plis de sa longue jupe et grimpa, grimpa jusqu’au corsage que frôlait, touchait à peine, le lourd chignon. La fourmi l’escalada se glissa à l’intérieur de la masse des cheveux et s’installa au milieu. Ainsi elle ne voyait rien, mais on ne pouvait pas la voir non plus, même pas dans un miroir. Entendait-elle ? L’histoire ne le dit pas.

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  La princesse se mit devant sa fenêtre et dit d’une voix forte :

-         Terre, rends-me le !

  Rien.

-         Mer, rends-me le !

  Rien.

-         Ciel, rends-me le !

  Toujours rien.

  La princesse s’énerva.

-         Terre, j’ai dit : Rends-me le !

-         Ce n’est pas moi qui l’ai, dit la terre.

-         Mer, rends-me le ! Obéis !

-         Ce n’est pas moi qui l’ai, dit la mer.

-         Ciel, c’est donc toi qui l’as ! Alors, rends-me le !

-         Ce n’est pas moi qui l’ai, dit le ciel.

  La princesse avait beau multiplier ses « Rends-me le ! », menacer, crier, tempêter, elle ne trouvait pas le garçon. L’après-midi passa. Le soleil se coucha. Le dernier rayon disparut derrière l’horizon, derrière ce qu’on peut voir de la terre ou de la mer. La princesse comprit qu’elle était vaincue, qu’elle avait perdu. Furieuse, elle sortit de la pièce en claquant violemment la porte derrière elle. Certains disent que, sous le choc, les vitres de la fenêtre magique dégringolèrent et se brisèrent en mille morceaux. Peut-être. Peut-être pas. L’histoire ne le dit pas. Donc, cela non plus, je ne le sais pas.

  Mais ce que je sais, c’est que la fourmi se faufila hors du chignon, se laissa tomber au pied de l’escalier, se glissa derrière un rideau, serra le poil de fourmi dans sa patte et dit :

-         Par la vertu de ce poil de fourmi, que garçon je redevienne.

  Et garçon il redevint. Il entra dans la salle où la princesse venait de pénétrer, la salua, salua le roi et la reine, et dit :

-         Princesse, me voici.

  Elle dit :

-         Où t’étais-tu caché ?

  Il répondit :

-         Comment me trouvais-tu les fois d’avant ?

  Elle pinça les lèvres.

-         C’est mon secret.

-         Garde ton secret, dit-il, et laisse-moi garder le mien.

  Elle hésita, sourit, et lui tendit la main.

  Il sourit à son tour, prit la main tendue.

  On les maria. Et il faut croire que chacun sut garder son secret car ils furent très heureux jusqu’au bout de leur longue vie ; les fourmis aussi.

 

  C’est d’ailleurs l’une d’elle qui m’a conté l’histoire. Mais quand je lui ai demandé si le garçon avait gardé le poil de la reine des fourmis, elle m’a répondu qu’elle l’ignorait, qu’elle ne le savait pas. Voilà pourquoi je l’ignore aussi, je ne le sais pas non plus.

  Ce conte a fait l’objet d’une longue maturation. Il me fascinait depuis des années, m’attirant et m’irritant à la fois. Je connaissais déjà depuis longtemps sa version plus élaborée du Ouistiti (Contes de Grimm) Mais ce dernier est plus complexe, plus long. Il se dit plutôt à des enfants d’école primaire. En revanche La Princesse Elisa, tel qu’il est publié par Geneviève Massignon dans son ouvrage De Bouche à Oreilles (éd. Berger-Levrault), est plus accessible à des  enfants de maternelle.

Publié en 2002 dans "Conter pour les petits - La trame" (épuisé) chez Edisud.